Vous cherchez une « Patisserie libanaise » ?
mercredi 13 janvier 2010 par jean
Imaginez une pâte sur laquelle dégoulinent quelques gouttes de sucre ou de miel sur des amandes blotties dans un nuage de poudre de noix de coco râpée ! Quel délice ! Il serait dommage de s’en priver. Mais ces pâtisseries qui régalent nos papilles ont-elles une histoire ? Oui beaucoup en ont. Mais quelle histoire ? Celle d’un patrimoine. D’une terre. D’une généreuse hospitalité. Quelques exemples.
Le pudding à la crème de riz communément appelé « Meghli ». On sert dans un joli bol la préparation refroidie après son ébullition : du sucre, de la poudre de riz, de l’eau du carvi ou « krawia », de l’anis en poudre, de la cannelle. Le tout garni d’amandes, de noix de coco râpée, de raisins secs, des pistaches, de noisettes grillées, de pignons de pin…On le sert à la naissance d’un bébé aux visiteurs qui viennent féliciter la maman, parce que les épices contenues dans cette préparation favoriseraient la montée de lait chez la femme…Et puis, c’est un entremet doux comme le nouveau né…On le sert aussi à Noêl ! Jésus est né !
Vous avez aussi Les « Atayefs bil Joz », sorte de petites crêpes ou rondelles de pâtes rabattues comme de petits chaussons, que l’on remplit de pistaches broyées ou d’amandes ou noix arrosés de sirop épais froid composé de sucre, de fleurs d’oranger, de jus de citron ou de l’eau de rose…que l’on sert à l’occasion de l’Epiphanie et à la Sainte Barbe au Liban. Quant aux « Atayefs bil Achta » ou crème de lait, ils sont farcis et décorés de pistaches broyées.
Et le « Maamoul », gâteau sous forme d’une pâte contenant une farce composée d’amandes finement hâchées, mélangées avec des cristaux de sucre, de l’eau de fleurs d’oranger ….ou la « Galette aux dattes », la pâte est identique au maamoul…qui sont servi à l’occasion des festivités de Pâques. On raconte aussi que ce gâteau populaire était apprécié par les nomades du désert. On dit aussi que les dattes favoriseraient la fécondité….
Puis il y a la « Amhié », ce plat doux à base de graines de blé et de sucre, garni d’amandes, de pistaches, de noix, de pignons…C’est une sorte de bouilli parfumé à l’anis. Il se mange le 4 décembre ou la veille, le 3, à l’occasion de la fête de la Sainte Barbe au Liban, la martyre romaine qui se nourrissait dans sa fuite de blé caché dans une grotte…. Si ces histoires vous intéressent, passons à celles qui les préparent dans la rubrique « Traditions et Recettes… » la rubrique de M.L. sur le blog du Libanou. Histoire d’émoustiller nos papilles !
Jc

